Immeuble

Saïd

Hubert

Vinz

Les punchlines - Qui a dit quoi ?

Vinz, Hubert et Saïd balancent des punchlines qui résonnent encore aujourd'hui. Glissez-déposez, les bonnes phrases sur les bons persos. Entrez dans le clash.

La marque des grands films, ce sont les phrases devenues « cultes », qui entrent dans le langage courant. La Haine est donc un grand film. On se souvient de ces phrases, entre violence et poésie, et au charisme des personnages qui les lancent. La Haine rend hommage à l'oral des banlieues, où l'on parle souvent pour rien, mais jamais pour laisser indifférent : une phrase doit frapper, briller, faire briller, anéantir. Que l'on ait 15 ou 40 ans, de banlieue ou d'ailleurs, on le sait que « l'important c'est pas la chute ».

Les sapes - Qui porte quoi ?

Vinz, Hubert et Saïd ont chacun leur look. Leurs fringues sont leur signature. Un haut, un bas, des pompes… Rhabillez-les.

À eux trois, c'est la panoplie parfaite du petit banlieusard des années 90 : vêtements de sport, de l'armée, les marques qui comptent, les duos traditionnels (jean-K-Way, treillis-hoodie, survêtement-polo). Chacun son style. On y retrouve des pièces cultes, la Reebok NPC Vintage de Vinz, le survêt' Tacchini de Saïd, le bonnet Carhartt de Hub'. Des choix vestimentaires dont il n'est fait aucune mention dans le film, tout simplement parce qu'ils sont évidents.

Les lyrics - Qui a chanté quoi ?

Vinz, Hubert et Saïd ont inspiré toute une génération d'artistes. Pour chaque lyrics, glissez l'étiquette de son auteur sur la cassette.

La Haine baigne dans la culture hip-hop. Le rap, avec Cut Killer, la BO d’Assassin, les scènes de breakdance, les tags : depuis 20 ans, l’empreinte du film est indélébile. Parce qu’ils sont cools, dans le défi, qu’ils parlent comme on rappe, les personnages sont devenus des étendards, Taghmaoui et Cassel des acteurs cultes dans les banlieues. « J’ai la haine comme… » est devenu un cliché. Quand Abd Al Malik filme Qu'Allah bénisse la France, c’est une sorte de suite de La Haine. Selon lui : « On est tous des enfants de La Haine ».

Les cibles - Qui veut shooter qui ?

Vinz, Hubert et Saïd ont chacun un ennemi tout au long du film. Réel ou symbolique. Vous avez une balle pour chaque personnage et un ennemi à shooter... Tirez sur le bon.

Quand la haine des personnages du film n'est pas dirigée contre un ennemi invisible (la société, eux-mêmes), elle s'attaque à une figure reconnaissable : le flic qui oppresse, le quartier d'origine qui encloisonne, le grand frère qui restreint. La glande adolescente de cage d'escalier se construit contre quelque chose. On traine et on rage. Et quand on échoue, c'est parce qu'on a trop ragé. Chacun sa mafia, chacun son fardeau, mais il en faut toujours un.

Le langage - Qui parle comment ?

Vinz, Hubert et Saïd ont chacun leur façon de parler. Retrouvez les tics de langage de chaque personnage. Glissez-déposer les phrases sur les personnages.

Le mot est le nerf de la guerre. La conversation est un combat sans temps mort. Saïd interpelle, s'excite et répond du tac au tac. Le verlan est à son apogée en 1995 avec des expressions (keuf, meuf, teuf…) qui ont pénétré le Français courant. Dans le film, « moika » est étonnamment la seule injonction en langue étrangère (avec « wesh »), preuve de l'évolution du langage jeune depuis 20 ans puis qu'aujourd'hui, l'argot étranger est omniprésent. Au-dessus de la mêlée bouillonnante, Hubert est le sage poète de la rue.

L'attitude - Qui bouge comment ?

Vinz, Hubert et Saïd cultivent leur style et leur dégaine. Derrière la silhouette, retrouvez le personnage.

Dans le monde de La Haine, on ne fait que montrer les dents et se comparer. Aux grands frères, aux Parisiens, à l'image que les médias renvoient. On se regarde dans le miroir pour être le plus beau et le plus terrifiant. Les personnages dansent, boxent, marchent, courent, posent. Le film est une errance sans destination, où, de Chanteloup à Châtelet, en passant par Gare du Nord, les personnages se transforment, évoluent, meurent. Au travers des traits, des gestes et des attitudes de leur avatar, Cassel, Taghmaoui et Koundé ont fait naître des générations d'imitateurs.